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Maison d'édition Elan Sud, littérature générale, à Orange (84). Ses auteurs et leurs romans. Parutions, articles, interviews, commentaires. Actualité des salons du livre, rencontres avec le public. Site d'échange littéraire. Organisation du concours de manuscrits : Prix première chance à l'écriture

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Le bigame truffier, de Luc Delestre, roman paru chez Elan Sud

Le bigame truffierLe bigame truffier
Roman

Terroir

On connaissait les chiens truffiers, les verrats truffiers et même, certains jours sans vent, les initiés à la recherche du diamant noir suivant la mouche couleur tabac clair. Mais personne n’aurait imaginé qu’un homme puisse être « truffier ». C’est pourtant ce qui s’est produit à Monroque, village des monts de Vaucluse.
Ce récit, empreint d’humour, pose un regard sur la vie, avec l’innocence de celui qui sait, mais ne peut rien dire.



Luc DELESTRE


Luc DELESTRE 
Né en 1953 de père et de mère connus, Luc Delestre aurait dû être notaire ou fonctionnaire, mais une erreur d’aiguillage l’a transformé en nomade, creusant son sillon sur la planète comme consultant. À défaut de pouvoir être peintre, bonne sœur ou agent secret, il s’est mis à écrire pour partager avec le lecteur toutes les saveurs des vies imaginaires de ses contemporains.

 

 


Fiche technique

Titre : Le bigame truffier - Auteur : Luc Delestre

Editeur : Elan Sud

Format : 12,5 X 21 cm - 128 pages - N° ISBN : 978-2-911137-16-7 - prix : 14 €

Contact éditeur

 


Les premières lignes

«Comment et pourquoi Monsieur Eliott est-il arrivé à Monroque ? Personne ne le sait vraiment. À dire vrai, chacun a son idée ; Madame Gras, qui tient le bureau de tabac, a autant d’explications que de clients. Mais toutes sont concordantes : ce n’est pas un hasard.
Pourtant moi, je sais qu’il est arrivé là par hasard et, s’il a fait une halte à Monroque, c’est parce que la lumière de fin d’été était belle et dorée et que la place était ombragée, parce que la fontaine était moussue et que l’eau débordait de la bassine, parce que la boulangère lui a souri et parce que le patron était dans un bon jour pour lui servir une bière pression sur la terrasse sans trop récriminer. Voilà pourquoi il s’est arrêté. C’est aussi simple !
Le fait est qu’un jour de début septembre, on l’a vu arriver au volant d’une voiture de location. C’était un samedi ou un dimanche. Mais quelle importance que ce soit un jour de la semaine ou un autre ! Moi, je l’ai suivi du regard et je l’ai vu flâner sur la place, rendre son sourire à la boulangère, tâter l’eau de la fontaine et s’en humecter les tempes et les joues pour se rafraîchir. Puis, il s’est assis à la terrasse pour lire ses journaux. Il a bu une bière avant de commander son repas. De la daube ou quelque chose comme ça. Un plat d’hiver alors qu’il faisait encore bien chaud. Il faut dire que les plats du jour s’ordonnancent d’une façon immuable dans le café restaurant de Monroque. C’est immuable comme les jours de la semaine. Jacques, le patron, a des menus standards pour chaque jour et refuse même de parler d’un quelconque changement. C’est un sujet qui fâche et qu’il ne faut pas aborder. Ce jour-là, c’était la daube - donc un samedi - et tout le monde était dehors. Les boulistes jouaient en bras de chemise et les derniers chasseurs revenaient dégoulinants de sueur de leurs escapades dans les collines.
Moi, je paressais à l’ombre des platanes. La battue dans la combe noire n’avait rien donné ce matin-là, et ce ne sont pas les quelques malheureux faisans d’élevage lâchés la veille qui avaient réveillé mon instinct de chasseur. Les pauvres volatiles savaient à peine voler et retombaient lourdement sur le sol quand un coup de botte malencontreux les dérangeait dans leur sieste d’obèses. La pétarade qui s’en suivait m’avait fait renoncer à rechercher dans les touffes de genêts cette boule de plomb recouverte de quelques plumes de couleur. Chaque malheureux faisan était fusillé au moins quatre fois avant d’être déclaré mort. Mais toutes ces gesticulations et toutes ces pétarades faisaient l’objet d’abondants commentaires quand les tartarins du village entamaient le quatrième pastis de la matinée.
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G
<br /> <br /> Découvert dans la Bibliobus de prêt du Département, un vrai régal, merci beaucoup - G.C.<br /> <br /> <br /> P.S. en cas de reédition, je suggère une correction, en page 101, ligne 11, écrire "tant" au lieu de 'temps'.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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C
<br /> <br /> merci de votre retour. Nous ne manquerons pas de corriger cette coquille.<br /> <br /> <br /> Un correcteur professionnel a pourtant validé ce texte.<br /> <br /> <br /> Comme quoi! Il reste toujours quelques fautes…<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> <br /> Je viens juste de découvrir les éditions et mon choix s'est porté sur Le bigame truffier. Un pur moment de bonheur...j'en aurais presque senti l'odeur des truffes depuis le fonds de mon Berry!<br /> Bravo pour cette plongée si agréable dans le monde des truffes.<br /> <br /> <br /> <br />
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H
<br /> Bonjour<br /> <br /> J'ai lu cet ouvrage avec une jubilation incroyable ! les scènes de la vie de village sont plus vraies que nature, et chaque personnage est croqué de façon magistrale;<br /> De plus j'ai été totalement bluffée par l'identité du narrateur ... que je ne dévoile pas, il faut la découvrir en lisant ce petit chef d'oeuvre superbement écrit.<br /> <br /> <br />
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D
<br /> Luc Delestre dédicacera son roman le samedi 12 décembre à l'espace Vaucluse, 19 place de l'horloge en Avignon à 18h en présence de la confrérie de la truffre du Comtat.<br /> A la fin de cette rencontre, quelques gourmandises à base de truffe, préparées par Christian Étienne, seront servies à la dégustation…<br /> Qu'on se le dise!<br /> <br /> <br />