Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Maison d'édition Elan Sud, littérature générale, à Orange (84). Ses auteurs et leurs romans. Parutions, articles, interviews, commentaires. Actualité des salons du livre, rencontres avec le public. Site d'échange littéraire. Organisation du concours de manuscrits : Prix première chance à l'écriture

Publicité

De l'Autre Côté ... vu par une libraire

Dans ce roman pour tout public, le narrateur renonce à tous les artifices de sa vie d’occidental nanti pour renaître en Amérique du Sud. Dans un premier temps c’est un voyage intérieur. Puis de rencontre en rencontre, son aventure prend une autre tournure. Il passe de l’autre côté de l’Atlantique, de notre société, et découvre les horreurs d’un massacre collectif d’Amérindiens. Une occasion aussi de découvrir le cri d’alarme de la Guatémaltèque Rigoberta Menshu, prix Nobel de la Paix.
L’auteur nous entraîne à un rythme soutenu dans le sillage d’une histoire originale, portée par une écriture intéressante. Un auteur à suivre, à n’en pas douter. D’autant qu’il est publié par une jeune maison d’édition orangeoise, Élan Sud, au catalogue prometteur.


Marcelle Capiaumont
Libraire du Lézard Amoureux, Cavaillon
http://livre-paca.org/index.php?pg=dazibao&chronique=32

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
De l’autre côté, de Bruno Alberro chez Elan Sud est un livre viril et de cœur. Le narrateur, qui reste anonyme, fuit  une pluie d’échecs. Cadre supérieur, sa femme le quitte, son fils s’éloigne, il est licencié. Il réagit, décide, part en Amérique centrale, achète un voilier pour une  croisière solitaire. Une tempête en décide autrement. Le voilà parmi les Indiens avec une compagne de rencontre, israélienne victime d’un attentat. Il le savait mais ce n’étaient  que des mots. Maintenant il le vit : exploitation des compagnies bananières, génocide caché  des Indiens, indigence millénaire et définitive…Tout est sous ses yeux, en détail, horrible. Bouleversé, il veut participer à un embryon de révolte, il est expulsé. Mais sa vie s’éloigne du  superficiel, prend de la profondeur. Il se  tourne vers l’aventure vraie, celle de l’humanitaire. Seule compte désormais la solidarité. Il n’a plus d’argent, il est seul, mais ses jours auront  un  sens.C’est dit à courtes phrases rageuses, documentées au scalpel comme un récit de reportage. D’évidence il s’agit  de vécu révoltant,  mis en scène sans excès.  Voilà un livre généreux qui fait mal  à la conscience avec des mots précis et précipités. De quoi se réveiller un peu ? On ne voit bien qu’avec le cœur, rappelle Bruno Alberro,  mais il faut passer d’abord de l’autre côté, du côté de la misère.Un autre bon point : une citation du poète persan Hafez, insolite mais bien placée, qui signale un auteur de culture et de sensibilité au monde.Philippe  Hubert
Répondre