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Maison d'édition Elan Sud, littérature générale, à Orange (84). Ses auteurs et leurs romans. Parutions, articles, interviews, commentaires. Actualité des salons du livre, rencontres avec le public. Site d'échange littéraire. Organisation du concours de manuscrits : Prix première chance à l'écriture

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Philippe De Riemaecker nous parle de Au bout du conte, de Myriam Saligari

En approchant le roman de Myriam SALIGARI, Au bout du conte, voici que mon esprit s’emballe.  Ici se découvre une plume d’une rare qualité.  L’auteure approche l’inavouable sentiment de trahison possible.  C’était risqué de se lancer sur cette voie, je veux dire, avec l’originalité d’un récit qui couvre les raisons d’un basculement de vies.  Oui, j’ai conjugué le mot « vie » au pluriel, car j’imagine qu’un amour se déroule au minimum en binôme.  Deux êtres qui se lient pour un futur qu’ils espèrent éternel jusqu’au jour où la banalité s’installe.  Voici ce qui devrait nous alerter, voici ce que nous devrions fuir…  La monotonie est cruelle quand elle épuise les sentiments, c’est ainsi pour toutes choses, la nouveauté « attire » par soif d’aventure.  Oui, mais, les flagrances étonnantes ne sont pas toujours éternelles…  Se lancer vers une floraison de mars en reniant tout ce qui avait été construit, voici pari risqué, voici folie qui brise une partie de l’humanité.  Certes, les filles sont plus jolies les unes plus que les autres.  Oui, elles possèdent chacune un attrait particulier.  Quand est-il sur la durée ?  Comment faire la différence entre fantasme et la fusion qui permettrait de s’élever à deux ?  Partir pour trouver quoi ?  Retrouver peut-être ce que l’on rejette en cet instant précis ?

 

« Au bout du conte » nous parle d’une rencontre.  Le talent de la narratrice  se dévoile dans les détails.  Une rencontre, certes, mais qui se déroule dans un décor particulier, dans des circonstances peux banales.  Je ne vais pas vous essouffler en propos alambiqués, ce n’est pas nécessaire. Ici, dans ce roman, les mots se posent sans qu’un seul instant le lecteur se lasse du plaisir de lire.  C’est beau, c’est simple, d’une fluidité jolie qui nous déchire entre espoir et grande peine.  On ne peut éviter la souffrance sachant qu’une lettre attend d’être lue pour révéler une trahison.  Partir, tourner la page pour une vie nouvelle, on peut le comprendre cependant, ce nouveau départ se ferait au détriment de l’autre…  Aimer pendant vingt ans et décider de fuir…  Amour ou pulsion ?  Peut-être qu’après tout le dictionnaire aurait raison : Amour : Sentiment intense et agréable qui incite les êtres à s’unir.  OK, d’accord et puis ?  Chacun pour soi ?  On prend, on jette au risque de… tout ceci pour dire que ce roman est une perle. 

Philippe De Riemaecker

La suite de la chronique ici

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